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      Poème traduit et mis en forme par François Lagane

    C’est la dernière rose de l’été.
    Abandonnée toute seule en fleur ;
    Toutes ses jolies compagnes
    Sont  parties ailleurs et fanées ;
    Aucune de ses semblables
    Ni aucun bouton n’est suffisamment près
    Pour refléter son teint agréable,
    Ou rendre son doux soupir.

     

    Je ne te laisserai pas seule en panne,
    A prendre racine;
    Puisque sommeillent tes compagnes.
    Va donc les rejoindre.
    Ainsi je répandrai comme des grains
    Tes feuilles sur ce lit,
    Où tes semblables du jardin
    Reposent sans parfum et sans vie.

     

    Puissé-je te suivre très bientôt
    Lorsque les amitiés s’envoleront là-haut
    Et que du cercle éclatant de l’Amour
    Les merveilles se détachent pour toujours,
    Quand les cœurs fidèles se reposeront sans vie
    Et que les êtres aimés se seront envolés,
    Oh ! qui voudrait bien habiter
    Ce monde triste et désolé ?

     

     

     

    Tis the last rose of summer,
    Left blooming alone;
    All her lovely companions
    Are faded and gone;
    No flower of her kindred,
    No rosebud is nigh,
    To reflect back her blushes,
    Or give sigh for sigh.

     

    I'll not leave thee, thou lone one!
    To pine on the stem;
    Since the lovely are sleeping,
    Go, sleep thou with them.
    Thus kindly I scatter,
    Thy leaves o'er the bed,
    Where thy mates of the garden
    Lie scentless and dead.

     

    So soon may I follow,
    When friendships decay,
    And from Love's shining circle
    The gems drop away.
    When true hearts lie withered,
    And fond ones are flown,
    Oh! who would inhabit
    This bleak world alone?

     

    Poème traduit et mis en forme par François Lagane

     

     

     

    The Last Rose of Summer est un poème du  poète irlandais Thomas Moore , qui était un ami de Byron et de Shelley .  Moore l’a écrit en 1805 dans le parc de Jenkinstown dans le comté de Kilkenny, en Irlande.  Il est composé sur un air traditionnel appelé "Aislean un Oigfear" ou "Le rêve du jeune homme" qui lui même à été transcrit par Edward Bunting en 1792 basée sur une manifestation de Harper Donnchadh Ó hÁmsaigh (Denis Hempson) au Belfast Harp festival. Le Poème et la mélodie ensemble ont été publiés en Décembre 1813 en cinq volume d'une collection du travail de Moore appellé  Mélodies irlandaises.

       


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